Désillusion – Workshop LISAA

Chaque année, LISAA (L’Institut Supérieur des Arts Appliqués) organise un workshop national dont l’objectif est de créer une émulation créative et d’encourager le travail collectif et la rencontre entre les étudiants.

C’est une occasion pour les étudiants de tous niveaux et de toutes sections confondues de se rencontrer autour d’un même thème, et de travailler le temps d’une semaine sur un projet commun. Se déroulant simultanément dans les différents campus de LISAA, le fil rouge de cette édition était la data, un thème qui nous rappelle la Désillusion de la génération actuelle. Les étudiants étaient ensuite répartis dans 6 ateliers différents.

  • Tables blanches : Sujet photo autour de l’univers de la table et du rapport que l’on peut entretenir avec elle.
  • Un jardin en ombres et lumières : Partenariat avec l’entreprise GMH Ambellya. Travail sur des panneaux décoratifs d’aluminium destinés à l’ornementation de jardins. Cahier de tendance, maquette.
  • Recreate Packaging : Participation au concours Storaenzo sur le packaging d’aliments pour enfants.
  • No black box / Just white cube : Restituer les données (data) numériques sur des supports physiques. Workshop en lien avec les réflexions des artistes post-numériques.
  • Infini / Indéfini : Workshop espace ; réflexion sur un dispositif scénographique interrogeant la limite entre la ligne et la tension.
  • Big Brother : Réalisation d’animations interrogeant la limite entre la fiction et la réalité au moyen de techniques Low cost.

La période de travail sur le projet s’étendait du lundi matin au jeudi soir.

En ce qui nous concerne, nous étions présents lors de cette semaine d’ébullition créative. Nous avons choisi de vous présenter un projet de LISAA Nantes qui, selon nous, s’est démarqué.

Désillusion, le projet

Il y a 10 étudiants autour du projet Désillusion. S’inscrivant dans le cadre de l’atelier Table Blanche, les étudiants avaient pour contrainte la production d’une photographie portrait et de deux photographies de table au format A3/A2. Le tout avec un budget de 15 euros.

Les étudiants nous expliquèrent que les deux premiers jours de réflexion furent difficiles. Partis dans un premier temps sur le sujet de la (sur)consommation, celui se révéla rapidement bien trop vaste et trop évident. Les premières idées émises par les différentes membres du groupe ne collaient pas, ou ne faisaient pas l’unanimité.

Avec l’aide des différents enseignants et professionnels de LISAA, le sujet du traitement de la maladie mentale à travers un univers aseptisé, en opposition avec la nature humaine est rapidement évoqué.

La réalisation de Désillusion

Pour la réalisation de l’univers esthétique, les étudiants optèrent pour le blanc et le plastique si caractéristique des ambiances psychiatriques. Pour cela, ils utilisèrent brillamment du cellophane, des objets transparents ou blancs. Ensuite le travail sur la lumière, l’emploi d’un projecteur vidéo RVB relativement sale permit de donner un grain et une identité particulière à la production.

La série photographique en résultant montre la perte de repère à travers la destruction progressive et le déliement inévitable de la nature humaine.

Désillusion
Désillusion – Production finale – Workshop LISAA

Sur la série finale,  cadré de face, en gros plan, le visage de la jeune femme occupe l’intégralité de l’espace ; ceci évoque la suffocation, la détresse. Métaphore d’un esprit qui balance entre folie et apparence et d’une jeune fille nous apparaît à l’image de la table : brisée.

Chloé Bossard

Chacun des membres a posé sa pierre à l’édifice : Chloé BossardAlbin JacquardPauline RobertPauline MétrardColine Hallant. Mais aussi Amandine PaterneBérénice PiloquetLucie DominguezJasmine MehuAmandine Val.

Photographies prisent par Yves Salaun.

Désillusion
L’équipe derrière Désillusion

Pour retrouver notre article sur Ken Tsai Lee c’est par .

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